Maintenance prédictive, supervision multi-sites, conformité F-Gas et
assistants de chiffrage. Nous construisons des infrastructures IA pour
les installateurs frigorifiques, les exploitants de parcs, les
fabricants de matériel et les distributeurs de fluides.
L'intelligence artificielle appliquée au froid commercial sert quatre
usages concrets : anticiper les pannes à partir des
dérives de pression et de surchauffe, détecter les fuites de
fluide frigorigène avant le contrôle réglementaire,
superviser un parc multi-sites dans une interface
unique quel que soit le constructeur des régulateurs, et
automatiser la charge administrative — registres
F-Gas, rapports d'intervention, chiffrage et sélection matériel.
Un métier qui produit énormément de données, et qui les exploite peu
Une centrale frigorifique moderne mesure en permanence pressions haute
et basse, températures d'évaporation et de condensation, surchauffe,
sous-refroidissement, intensité absorbée par chaque compresseur, cycles
de dégivrage, ouverture des détendeurs électroniques. Sur un magasin
alimentaire équipé de deux centrales et de trente meubles frigorifiques,
cela représente plusieurs dizaines de milliers de points de mesure par
jour.
Dans la quasi-totalité des exploitations que nous rencontrons, ces
données servent à une seule chose : déclencher une alarme quand un seuil
est franchi. Autrement dit, on attend que le problème soit là. Le
technicien se déplace en urgence, souvent un samedi, parfois pour
constater qu'un détendeur était mal réglé depuis six semaines et que
l'installation consommait 15 % de trop pendant tout ce temps.
L'écart entre « on est alerté quand ça casse » et « on sait trois
semaines avant que ça va casser » ne tient pas à du matériel
supplémentaire. Il tient à ce qu'on fait de l'historique déjà stocké.
Une alarme de basse pression d'aspiration se prépare presque toujours
plusieurs jours à l'avance dans les courbes.
Nos solutions
Ce que l'IA change concrètement sur le terrain
Maintenance prédictive des installations
Vos centrales remontent déjà des milliers de points de mesure par jour : pressions, surchauffe, sous-refroidissement, temps de marche compresseur, dégivrages. Un modèle entraîné sur cet historique détecte la dérive avant la panne — une surchauffe qui grimpe de 2 K sur trois semaines, un compresseur dont le temps de marche s'allonge à charge constante.
Détection automatique de fuite de fluide
Croiser la baisse de charge, l'évolution de la pression d'aspiration et les relevés d'étanchéité permet de qualifier une suspicion de fuite bien avant le contrôle réglementaire. Sur des installations à fort GWP, chaque kilo de fluide perdu se paie deux fois : en achat de fluide et en quotas CO₂ équivalents.
Dashboards et supervision multi-sites
Un exploitant qui gère 40 magasins n'a pas besoin de 40 interfaces constructeur. Nous agrégeons Danfoss, Carel, Wurm, Resa, Dixell et les automates propriétaires dans un tableau de bord unique, avec un classement des sites par criticité et par dérive de consommation.
Assistant IA de sélection matériel et de chiffrage
Un agent IA connecté à vos catalogues fournisseurs (Bitzer, Copeland, Güntner, Thermofin, Danfoss) et à vos grilles tarifaires produit une présélection de matériel et un pré-chiffrage à partir d'un cahier des charges — puissance frigorifique, température d'évaporation, fluide, contraintes d'implantation.
Conformité F-Gas automatisée
Le règlement (UE) 2024/573 impose la traçabilité des charges, les contrôles d'étanchéité périodiques et la tenue d'un registre par équipement. Nous automatisons la collecte des interventions, le calcul des tonnes équivalent CO₂ et la génération des registres, avec alerte avant échéance de contrôle.
Rapports d'intervention et devis générés par IA
Le technicien dicte son intervention en fin de chantier ; l'IA produit le rapport structuré, met à jour le registre F-Gas, propose le devis de remplacement de pièce et l'envoie au client. Le temps administratif d'une équipe de six frigoristes se compte en journées par mois — c'est là que le gain est le plus immédiat.
Supervision temps réel : les indicateurs de santé de l'installation,
agrégés quel que soit le constructeur du régulateur.
Superviser un parc entier sans multiplier les interfaces
Le premier obstacle, pour un exploitant multi-sites, n'est pas
technique : il est organisationnel. Chaque magasin a été équipé à une
époque différente, par un installateur différent, avec la régulation du
moment. Résultat : trois portails constructeurs, deux accès VPN, un
automate qu'on ne consulte que sur place, et un fichier Excel qui
centralise vaguement le tout.
Nous construisons la couche d'agrégation qui manque. Les données sont
collectées via Modbus, BACnet, MQTT ou les API constructeur, normalisées
dans un modèle commun, puis exposées dans une interface unique. Les
sites sont classés par criticité : celui dont la consommation dérive,
celui dont un compresseur tourne anormalement longtemps, celui dont la
charge de fluide baisse.
L'intérêt n'est pas le joli graphique. Il est de pouvoir décider où
envoyer une équipe demain matin plutôt que de subir l'ordre des appels
entrants.
Réglementation
Conformité F-Gas : la charge administrative qui coûte le plus cher
Le règlement européen (UE) 2024/573, qui a remplacé le règlement
517/2014, accélère la sortie des fluides à fort potentiel de
réchauffement global et durcit les obligations de traçabilité. Pour un
exploitant, cela signifie tenir un registre par équipement, documenter
chaque charge et chaque récupération de fluide, respecter des
périodicités de contrôle d'étanchéité qui dépendent de la charge
exprimée en tonnes équivalent CO₂, et être capable de le prouver.
Dans les faits, cette traçabilité repose encore massivement sur des
fiches papier remplies en fin d'intervention, ressaisies plus tard par
un assistant d'exploitation. Chaque étape de ressaisie est une source
d'erreur, et l'erreur se découvre en général au pire moment : pendant un
contrôle.
Charge, GWP et tonnes équivalent CO₂ : les données qui déterminent la
périodicité des contrôles.
Parcs mixtes HFC, HFO et CO₂ : chaque fluide a ses seuils
réglementaires propres.
Le registre se construit tout seul à partir des interventions
saisies sur le terrain.
L'automatisation que nous mettons en place part du terrain : le
technicien saisit son intervention depuis son téléphone, ou la dicte.
Le système en déduit la mise à jour du registre, recalcule la charge en
tonnes équivalent CO₂, replanifie la prochaine échéance de contrôle
d'étanchéité et alerte l'exploitation avant la date limite. Le rapport
client part dans la foulée, sans ressaisie.
Transition vers le CO₂ et les fluides à bas GWP
Le passage au R-744 (CO₂) transcritique et aux HFO change la donne
techniquement : hautes pressions, régulation plus fine, comportement
très sensible à la température extérieure, rendement qui s'effondre si
la gestion du gaz flash n'est pas correcte. Les installations sont plus
performantes sur le papier, et beaucoup plus dépendantes de leur
réglage dans la réalité.
C'est précisément le terrain où l'analyse de données apporte le plus.
Comparer le rendement réel d'une installation CO₂ à son rendement
théorique aux conditions extérieures du moment permet de détecter un
écart de quelques points de COP — invisible à l'œil, mais qui se
chiffre en milliers d'euros d'électricité sur une année.
Pour un fabricant ou un bureau d'études, exploiter les retours de parc
installé sur ces nouvelles architectures est aussi un outil
d'amélioration produit : savoir comment les machines se comportent
vraiment chez les clients, et pas seulement au banc d'essai.
Bureau d'études & commerce
Chiffrer et sélectionner plus vite, sans sacrifier la rigueur
Dimensionnement, sélection matériel, contrainte F-Gas, chiffrage
fournisseur : la chaîne complète d'une offre.
Un chiffrage d'installation frigorifique mobilise un technico-commercial
pendant des heures : lire le cahier des charges, calculer les besoins,
parcourir les catalogues Bitzer, Copeland, Güntner ou Thermofin,
vérifier la compatibilité fluide, consulter les tarifs en vigueur,
rédiger l'offre. Et recommencer pour la variante que le client demande
le lendemain.
Un agent IA connecté à vos catalogues et à vos grilles de prix produit
une présélection argumentée en quelques minutes : les trois références
qui répondent au besoin, leurs écarts de performance et de prix, et le
pré-chiffrage associé. Le technicien garde la main sur la décision
finale — c'est un accélérateur, pas un pilote automatique.
L'effet le plus mesurable est rarement celui qu'on attend : ce n'est
pas tant le temps gagné par offre que le nombre d'offres qu'une équipe
peut traiter. Les affaires qu'on renonçait à chiffrer faute de temps
deviennent accessibles.
L'assistant de sélection lit les mêmes documentations techniques que
vos équipes — il les lit simplement toutes en même temps.
Profils accompagnés
À qui s'adressent ces solutions
Installateurs et mainteneurs frigorifiques
Réduction du temps administratif par technicien, rapports
d'intervention et devis générés automatiquement, priorisation des
tournées selon la criticité réelle des installations.
Exploitants de parcs multi-sites
Grande distribution, logistique du froid, agroalimentaire : une
supervision unique sur des parcs hétérogènes, avec suivi de la dérive
énergétique site par site.
Fabricants de matériel frigorifique
Exploitation des données du parc installé, service connecté proposé
aux clients, remontée terrain structurée vers les équipes de
conception.
Distributeurs de fluides et de composants
Assistants de sélection sur catalogue, traçabilité des fluides livrés
et récupérés, outils de conformité mis à disposition des clients
installateurs.
Bureaux d'études thermiques
Accélération du dimensionnement et du chiffrage, comparaison
automatisée de variantes fluide et architecture, capitalisation sur
les affaires passées.
Groupes en transition réglementaire
Pilotage du plan de sortie des fluides à fort GWP, arbitrage
retrofit ou remplacement, suivi des échéances F-Gas à l'échelle du
patrimoine.
Aucun projet ne démarre sans passer par le terrain et par ceux qui
interviennent dessus.
Comment nous travaillons
Nous commençons toujours par un audit de la donnée disponible : quels
régulateurs, quels protocoles, quel historique, quels outils métier déjà
en place. Cette étape dure une à deux semaines et détermine tout le
reste. Beaucoup de projets échouent parce qu'on a promis de la
prédiction sur des installations dont on ne récupère en réalité que la
température de consigne.
Vient ensuite la collecte et la normalisation : c'est la partie la moins
spectaculaire et la plus déterminante. Une fois les données propres et
centralisées, la supervision se met en place rapidement, et les modèles
prédictifs s'ajoutent quand l'historique le permet.
Nous livrons du code et des infrastructures dont vous êtes
propriétaire, déployables en Europe ou sur vos propres serveurs. Pas
d'abonnement à une boîte noire que vous ne pourriez plus quitter.
Questions fréquentes
Ce que les professionnels du froid nous demandent
L'IA peut-elle fonctionner avec des installations frigorifiques anciennes ?
Oui, à condition qu'il existe un point de collecte. Un régulateur communicant, un automate avec sortie Modbus ou même un enregistreur de température suffisent pour démarrer. Sur les installations totalement muettes, nous posons des capteurs additionnels (pression, intensité compresseur, température) avant d'ouvrir le chantier logiciel. L'âge de la machine compte moins que l'accès aux données.
Comment récupérez-vous les données des régulateurs Danfoss, Carel ou Wurm ?
Par les protocoles standards du métier : Modbus RTU et TCP, BACnet, MQTT, ou les API des plateformes constructeur quand elles existent. Quand le protocole est fermé, nous passons par une passerelle installée sur site qui expose les points de mesure vers notre infrastructure. Aucune modification de la régulation existante n'est nécessaire — nous lisons, nous ne pilotons pas, sauf demande explicite.
Les données de mes clients sortent-elles de France ?
Non par défaut. Nous hébergeons sur des infrastructures européennes et, pour les exploitants qui l'exigent, nous déployons en auto-hébergement sur vos propres serveurs. Les modèles d'analyse peuvent tourner localement sans qu'aucune donnée d'exploitation ne transite par un service tiers. C'est un point que soulèvent systématiquement les groupes de distribution alimentaire, et il se traite dès la phase de cadrage.
Combien de temps avant de voir un résultat concret ?
Le premier tableau de bord multi-sites est généralement en service en trois à cinq semaines. Les modèles prédictifs demandent davantage : il leur faut au minimum trois à six mois d'historique pour distinguer une vraie dérive d'une variation saisonnière. C'est pourquoi nous démarrons presque toujours par la collecte et la supervision, puis nous branchons la prédiction quand la base d'historique est suffisante.
Faut-il remplacer notre GMAO ou notre logiciel de gestion ?
Non. Nous nous branchons dessus. Une GMAO, un ERP ou un logiciel de planification existant reste la source de vérité pour les interventions et les équipements ; l'IA vient l'alimenter et l'exploiter. Remplacer un outil que vos équipes maîtrisent est le meilleur moyen de faire échouer un projet d'automatisation.
Travaillez-vous avec les fabricants et les distributeurs, ou seulement avec les installateurs ?
Les trois, avec des besoins différents. Les installateurs et exploitants cherchent la maintenance prédictive et la réduction du temps administratif. Les fabricants veulent exploiter les données de leur parc installé et proposer un service connecté à leurs clients. Les distributeurs de fluides et de matériel s'intéressent surtout aux assistants de sélection et à la traçabilité réglementaire.
Parlons de votre parc et de vos données
Décrivez-nous votre installation, vos régulateurs et ce qui vous coûte le
plus de temps aujourd'hui. Nous vous dirons franchement ce qui est
exploitable dès maintenant — et ce qui ne l'est pas.